jeudi 23 mai 2019
Dieu, le grand oublié
Dans son livre intitulé "Traité d'athéologie", Michel Onfray écrit que
l'athéisme repose sur l'indémontrabilité de l'existence de Dieu". Le
moins que l'on puisse dire est que cette façon de penser n'est guère
pertinente. Si on y va par là, si on se contente d'un tel "argument"
pourquoi un chrétien ne pourrait-il pas lui répondre que le théisme
repose sur l'indémontrabilité de l'inexistence de Dieu"? Sans s'en
rendre compte, monsieur Onfray fait un acte de foi; un de ces actes
qu'il accompli chaque jour en prenant sa voiture sans avoir la preuve
formelle qu'il n'aura pas d'accident ou en mangeant un repas sans avoir
la preuve qu'il n'est pas empoisonné. On me dira que c'est à celui qui
affirme l'existence d'une chose d'en apporter la preuve. Fort bien quand
on en reste à des exemples simplistes du style de celui que l'univers a
été créé par un éléphant rose. Mais quand on se trouve devant une
horloge, est-ce à celui qui croit que celle-ci a comme source un
horloger d'en apporter la preuve? Ne serait-ce pas plutôt à celui qui
croit qu'elle n'en a pas et quelle vient du hasard de l'apporter? De
même, autant je puis accepter facilement qu'un mécanicien puisse
fabriquer un moteur, de même il m'est impossible de penser qu'un moteur
puisse fabriquer un mécanicien ou un meuble un menuisier. Tel est
pourtant ce que je devrais croire si je n'étais pas persuadé que Dieu
existe. La simple logique m'amène à penser que ce qui a de la conscience
d'être ne peut venir que de Celui est est la conscience d'être et que
ce qui a de la vie, de la pensée,de la soif d'absolu ou de l'amour ne
peut venir que de Celui qui est, selon le mot de saint Thomas d'Aquin: "La
totalité vivante de ce vers quoi notre coeur s'élance". Puisse notre
monde basé sur le matérialisme ne pas l'oublier. Puissent les humains
redécouvrir Celui qui, seul peut répondre à leurs aspirations les plus
profondes.
jeudi 6 septembre 2018
Apparitions de Beauraing: des hallucinations?
Il y a 85 ans cette année que se terminaient
les apparitions de la Vierge à Beauraing. Comme certains le savent,
c'est le 3 janvier 1933 que celles-ci prirent fin. Seulement voilà,
qu'en est-il de leur crédibilité? Comment les appréhender? Par la raison
bien sûr, mais en réalisant toutefois que celle-ci a sans doute ses
limites. Un exemple. Si quelqu'un veut savoir telle musique lui plaira,
il peut bien sûr en lire la partition, mais un autre que lui préférera
l'écouter. Si quelqu'un veut savoir si tel cidre de Normandie a bon
goût, il peut bien sûr se pencher sur les éléments chimiques qui le
compose, mais un autre préférera le goûter. En transposant ne
pourrions-nous pas dire que la méthode de celui qui rationnellement
examine une apparition mariale serait semblable à la première façon de
procéder, tandis que celle d'un voyant serait semblable à la seconde?
Examiner une expérience qu'on a pas vécue soi-même, qu'on ne peut
appréhender que du dehors, ne risque t-il pas de nous laisser sur notre
faim? Petite annecdote: Alphonse Ratisbonne, intellectuel juif connu à
son époque pour son opposition au catholicisme, ne se privait guère de
se moquer ouvertement des apparitions de la Vierge. Cela dura jusqu'au
jour où, en 1842 dans une église de Rome, celle-ci lui est apparue.
Devinez la suite...
Bon,
"Revenons à la raison", si je puis dire. Les apparitions de Beauraing
sont-elles dues à ce qui relève du psychisme ou à ce qui dépasse l'ordre
naturel? Ont-elles un caractère objectif ou subjectif?
Proviennent-elles de ce monde visible ou d'un monde invisible?
Une
chose semble sûre. Qu'elles soient dues à une pathologie, à l'hypnose, à
la prise d'une substance hallucinogène, ou à une auto-suggestion, le
résultat est le même: l'hallucination. En utilisant ce terme, je me
réfère à la définition commune qui lui est donnée: "Perception sans
objet". Ce qui est vu n'existe que dans le psychisme de ceux qui
voient. N'ayant aucun caractère objectif, la vision qu'ils perçoivent
est uniquement en eux-mêmes. Pas ailleurs. Qu'il s'agisse d'une
hallucination ou d'une apparition, un point commun les réunis: dans les
deux cas, les personnes voient ce que les autres ne voient pas.
Seraient-elles donc une seule et même chose ou des éléments
permettent-ils de les différencier? Sont-elles toutes les deux d'ordre
naturel et correspondent-elles chacune aux critères nécessaires pour
l'affirmer?Les 5 enfants de Beauraing auraient-ils vu une réalité qui
pourrait s'apparenter à un rêve éveillé, à une vision qui n'existe que
dans leur mental? Dans l'affirmative, une question survient. Etant
donné qu'il n'y a pas plus de distance entre un halluciné et son
hallucination qu'entre une personne qui rêve et son rêve, comment un
objet matériel disposé "entre" un point qui existe (le voyant) et un
point qui n'existe pas (ce qu'il voit), pourrait-il obstruer (totalement
ou partiellement) sa vision? S'il s'agit d'un phénomène uniquement
intérieur, pourquoi et comment quelque chose d'extérieur serait-il un
obstacle qui gênerait celui qui voit? Tel est pourtant le cas à
Beauraing. Que ce soit par un arbre, une grille, une personne ou un
chapeau placé devant leurs yeux (le test a été fait), leur vision est
barrée en tout ou en partie par ce qui se trouve entre la Vierge et
eux.Pareil au sujet de ce qu'ils entendent: Trop de bruit extérieur
dérange l'audition de ce qui leur est dit par l'apparition. Certains
spécialistes ont tiré argument du fait qu'à Medjugorje, les voyants
n'étaient nullement gênés par cela. Voilà pour eux le signe que ce
qu'ils entendent n'est qu'intérieur, généré par leur cerveau. Mais
alors à l'inverse, en fonction de cet argument, ne peut-on pas conclure
qu'à Beauraing, on a le signe qui indique qu'il ne s'agit pas d'un
phénomène auditif produit par le psychisme des voyants? Par ailleurs, le
fait que durant les apparitions leur regard est convergent, dirigé vers
un même point, n'est-il pas lui aussi contradictoire à ce qu'est une
vision intérieure? Quand on sait de plus qu'une hallucination peut
également être perçue par une personne qui a les yeux fermés (ce qui
semble logique puisque la vision est interne), n'est-il pas hasardeux de
continuer à considérer ce terme comme équivalent à ce qu'est une
apparition?
Autre élément. D'après
l'interrogatoire du 28 décembre (qui, comme chaque soir d'apparition
était effectué par de multiples enquêteurs), la Vierge a dit à cette
date: "Ce sera bientôt ma dernière apparition". Restait à savoir si
cette prédiction se réaliserait dans les faits.Quelques jours suffiront
pour avoir la réponse. Le 3 janvier suivant, en effet, l'apparition se
montrera à eux pour la toute dernière fois. Celui qui connaît un peu
Beauraing sait qu'entre le 29 novembre et le 28 décembre 1932, il y a eu
beaucoup plus d'apparitions qu'entre le 28 décembre et le 3 janvier
1933. Donc, le mot "bientôt" se justifie. Prophétie annoncée, prophétie
réalisée. "Adieu" (ou "à Dieu?") sera le mot par lequel elle prendrait
définitivement congé d'eux sur cette terre. Malgré leur désir intense de
la revoir qu'ils conserveront toute leur vie, jamais plus elle ne se
montrera. Si, comme le disent certains détracteurs, tout n'est qu'une
hallucination (qui aurait prédit qu'elle prendra bientôt fin!) causée
par une auto-suggestion, une pathologie ou une hypnose, pourquoi le
phénomène ne fonctionne t-il plus? Ils auront beau revenir tous les
soirs sur les lieux, ils auront beau désirer de tout leur être que ça
continue, fini! En négatif, tout ce qu'ils leur restera ne sera jamais
rien d'autre qu'un manque. "Elle me manque! Je n'attends qu'une seule
chose: la revoir!" a souvent dit Gilberte Degeimbre (l'une des voyantes
décédée en 2015). Avouons que nous sommes bien pauvres. Avouons que nous
ne pourrons jamais nous mettre à leur place et comprendre, comme eux
l'ont compris, la réalité profonde de ce qu'ils ont vécu; une réalité
dont, contrairement à eux, nous n'avons pas l'expérience et qui, quelque
part, les a toujours rendu seuls, semblables à quelqu'un qui, pourvu de
ce sens qu'est la vue, est face à des aveugles de naissance.
Une Eglise dans son rôle?
Il y a le réchauffement climatique, mais il y a aussi le refroidissement
de la foi. Il y a la pollution atmosphérique, mais il y a aussi la
pollution spirituelle des âmes. Il y a la dérive du plastique dans les
océans, mais il y a aussi les dérives doctrinales, liturgiques et
morales dans l'Eglise. Et j'avoue qu'il me semble bien étrange de voir
cette Eglise préoccupée surtout (tels ceux dont c'est le rôle) de ce qui
appartient à ce monde qui passe plutôt qu'à celui qui le dépasse et
qui, éternellement demeure. Y aurait pas un problème? Est-ce bien cela
le message apostolique?
vendredi 24 août 2018
Visage de Sierck-les-Bains: 33 ans après
Août 1985, août 2018: tout juste 33 ans qu'un visage rappelant
celui du Christ est apparu sur le mur d'une maison à Sierck-les-Bains
(France, département de la Moselle). Au départ, une grande tache
d'humidité de couleur claire avec en son centre une tache de couleur
sombre. C'est en tous cas ce que l'on voit sur une photo prise en 1982 à
l'occasion d'une inondation dans le village.
Puis vint la fin août 1985. Habitant du lieu, revenant un soir de Metz, Paul Huther voit un attroupement sur la petite place où se situe la maison en question. Que regarde t-on? La tache qui, à présent, a pris la forme d'un visage; un visage qui n'est pas sans rappeler l'iconographie chrétienne. Cet événement va défrayer la chronique. De partout et par centaines, les gens se précipiteront pour "voir", pour faire eux-mêmes le constat. "Miracle!", diront les uns, "simple phénomène naturel", diront les autres. "Vous verrez, dans quelques jours ou dans quelques semaines, ce visage aura pris une tout autre forme ou aura disparu", diront encore certains...
Transformé? Disparu? Pas du tout! 33 ans après, il est toujours là, intact. Peu importe la saison, peu importe le temps qu'il fait. Voilà qui est pour le moins curieux quand on sait que celui-ci n'est composé de rien d'autre que de salpêtre. Pour le moins curieux également quand on constate par exemple que trois traînées (composées de salpêtre elles aussi) se sont formées au fil du temps entre un appui de fenêtre de l'habitation et la nuée qui entoure le visage. Si donc modification il y a, celle-ci se situe uniquement à l'extérieur de ce qu'on pourrait appeler "le symbole religieux". De là à qualifier cela de "miracle", c'est bien sûr une autre histoire.
Revenons au visage en question. Qu'en est-il au niveau artistique? Oeuvre d'art ou ensemble de traits sans valeur?...Pour en avoir une idée, j'ai demandé à une spécialiste (qui a fait les beaux arts et qui restaure des tableaux anciens) de m'en dire plus. Voici sa réponse telle que reprise dans ma brochure intitulée: "Le mystérieux visage de Sierck-les-Bains" (Ed Sursum Corda, 2014)...
"La qualité de la composition graphique ainsi que sa mise en oeuvre en perspective nécessitent une maîtrise expérimentale du dessin par contrastes d'ombres et de lumières. La finesse de la facture exige un trait apprivoisé. La naissance de ce portrait légèrement de côté, symétrique, doux et dépourvu de traits inappropriés, témoignent de connaissances technique de réalisation ainsi que d'un oeil exercé."
Dès lors, simple phénomène naturel
ou phénomène guidé par une main divine? Une chose est sûre: le regard
tourné (d'après les experts), vers une chapelle située à deux kilomètres
de là et qui a la particularité d'être entourée par un chemin de croix
dont les personnages sont représentés...sans visage, cette image
"acheiropoïète" (non faite de main d'homme) n'a pas fini de faire parler
d'elle.
Puis vint la fin août 1985. Habitant du lieu, revenant un soir de Metz, Paul Huther voit un attroupement sur la petite place où se situe la maison en question. Que regarde t-on? La tache qui, à présent, a pris la forme d'un visage; un visage qui n'est pas sans rappeler l'iconographie chrétienne. Cet événement va défrayer la chronique. De partout et par centaines, les gens se précipiteront pour "voir", pour faire eux-mêmes le constat. "Miracle!", diront les uns, "simple phénomène naturel", diront les autres. "Vous verrez, dans quelques jours ou dans quelques semaines, ce visage aura pris une tout autre forme ou aura disparu", diront encore certains...
Transformé? Disparu? Pas du tout! 33 ans après, il est toujours là, intact. Peu importe la saison, peu importe le temps qu'il fait. Voilà qui est pour le moins curieux quand on sait que celui-ci n'est composé de rien d'autre que de salpêtre. Pour le moins curieux également quand on constate par exemple que trois traînées (composées de salpêtre elles aussi) se sont formées au fil du temps entre un appui de fenêtre de l'habitation et la nuée qui entoure le visage. Si donc modification il y a, celle-ci se situe uniquement à l'extérieur de ce qu'on pourrait appeler "le symbole religieux". De là à qualifier cela de "miracle", c'est bien sûr une autre histoire.
Revenons au visage en question. Qu'en est-il au niveau artistique? Oeuvre d'art ou ensemble de traits sans valeur?...Pour en avoir une idée, j'ai demandé à une spécialiste (qui a fait les beaux arts et qui restaure des tableaux anciens) de m'en dire plus. Voici sa réponse telle que reprise dans ma brochure intitulée: "Le mystérieux visage de Sierck-les-Bains" (Ed Sursum Corda, 2014)...
"La qualité de la composition graphique ainsi que sa mise en oeuvre en perspective nécessitent une maîtrise expérimentale du dessin par contrastes d'ombres et de lumières. La finesse de la facture exige un trait apprivoisé. La naissance de ce portrait légèrement de côté, symétrique, doux et dépourvu de traits inappropriés, témoignent de connaissances technique de réalisation ainsi que d'un oeil exercé."
mercredi 11 octobre 2017
Bâtir le Royaume?
Une erreur très répandue consiste à dire que le Royaume (de Dieu, des cieux) doit être construit, édifié par les chrétiens. Que de fois hélas n'entendons-nous pas cette affirmation dans nos églises! Si, dans le Nouveau Testament, ce mot est associé avec les verbes "chercher", "annoncer", "être", "venir", "recevoir" ou "prêcher", jamais il ne l'est avec des verbes comme "bâtir", "travailler" "édifier", ou "construire". L'expression "Travailler à l'édification du Royaume" (qui relève plus de la politique que de l'Evangile) est inconnue des textes bibliques. Par contre, quand Jésus affirme clairement que celui-ci n'est pas de ce monde, quand il invite à prier son Père pour qu'il vienne, il signifie par là qu'il s'agit d'une réalité non pas matérielle mais spirituelle qui, loin de monter de la terre vers le ciel, descend du ciel vers la terre. Rien à voir donc avec une quelconque agitation qui inviterait les chrétiens à s'investir dans des projets qui, s'ils sont humainement valables, n'en restent pas moins étrangers au regard de la signification du mot "Royaume" que donnent les textes du Nouveau Testament.
vendredi 6 octobre 2017
Colonne vertébrale
"Le christianisme est une religion du salut dans l'au-delà et non un projet social ou politique pour ce bas monde" (Paul Veyne, professeur au collège de France). Pas la peine d'insister sur le fait qu'une telle formulation rejoint avec force ce qu'est la Prédication apostolique. Ce ne sont évidemment pas les apôtres qui s'inscriraient en faux par rapport au fait que notre vie sur terre n'est qu'un feu de paille au regard de celle qui, éternelle, réclame notre conversion au seul Sauveur et Rédempteur. Hélas, ce qui était évident, essentiel pour eux est, à mon sens, devenu tellement dénaturé, liquide ou perdu dans un langage embrouillé, qu'il en résulte que les conséquences (la pratique) de ce qu'est la foi (reprises dans le Credo) sont finalement considérées comme étant la foi elle-même. Si les comportements (la praxis) passent avant la doctrine; si ceux-ci deviennent le socle au détriment de la Vérité, on aboutit inexorablement à une religion qui finit par ne plus se distinguer de l'humanisme. Le drame, c'est qu'à travers une telle conception ( à partir du moment où les conséquences deviennent la cause), l'axe central du message chrétien est renversé. Quand saint Paul décrit clairement ce qu'est l'Evangile (1 Cor 15; 1-8)) et quand qu'il applique le mot "anathème" à ceux qui en annonceraient un autre (Galates; 1, 7-9), il nous montre avec force le coeur de sa prédication, l'axe du christianisme duquel dépend tout le reste. Dès lors, quiconque s'aventurerait à mettre une réalité autre que cet axe-là, quiconque n'accorderait plus à la Vérité la première place qui lui revient, devient du même coup un faux prophète; un homme qui, sous couvert de discours philanthropiques, trahit la foi apostolique et son message central qui vise le salut éternel de l'âme. En ces temps de confusion doctrinale, de catéchèses vidées de leur substance, il me semble plus qu'urgent de prendre conscience qu'il n'y a aucun christianisme qui ne repose pas d'abord sur les cinq mots qui le caractérisent et qui sont: création, chute, incarnation, rédemption, résurrection. Puisse un jour dans l'Eglise cette colonne vertébrale retrouver enfin sa place centrale; une place sans laquelle ce que certains appellent faussement "l'Evangile" n'est plus qu'un corps flasque, sans vie; un prétexte au service d'une idéologie calquée sur l'esprit du monde.
dimanche 23 avril 2017
Tombeau vide
Petite réflexion au lendemain de Pâques. Le matin du troisième jour, à part du linge soigneusement replié, le tombeau est vide. Qu'est devenu le corps de Jésus que, par ailleurs, personne n'a jamais retrouvé? Deux solutions: soit il a été enlevé, soit il a physiquement été transformé en corps glorieux. Hypothèse 1: enlevé. Par qui? Plus que probablement par des disciples qui voulaient faire croire que le Christ est ressuscité alors qu'Il ne l'était pas. Problème: quel intérêt avaient-ils d'annoncer un mensonge jusqu'au martyre? Qui accepterait de donner sa vie pour propager un message qu'il sait faux? Mourir pour des idées, d'accord, mais, même de mort lente, pour des idées que l'on considère comme fausses, allez comprendre!... Hypothèse 2: Ils ont donné leur vie jusqu'au martyre parce que, non seulement ils n'ont pas enlevé le corps, mais parce qu'ils ont vu et revu Celui qui est corporellement ressuscité et parce que pour la première fois dans l'histoire humaine, les faits qu'ils purent constater ont balayé l'idée qui veut que de la mort personne ne revient. Oui,d'après eux, de la mort physique on en sort! Non, l'existence d'ici-bas n'est pas le tout de l'existence et les quelques brèves années qui nous sont accordées sur cette terre ne sont que les prémisses d'une autre dans les cieux qui est, comme l'écrit saint Paul, notre véritable patrie. C'est de cela que les chrétiens sont témoins.
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