mardi 8 septembre 2026

Les apparitions de Beauraing face aux sceptiques

 

Les apparitions de Beauraing face aux sceptiques

Comme  vous le savez sans doute (mes écrits en témoignent), j'accorde une très grande importance aux apparitions de Beauraing. Pourquoi? Parce qu'elles me semblent les plus fiables et qu'à travers leur crédibilité, elles sont un signe très pertinent en faveur de l'existence de Dieu, de la vie après la mort et de la véracité du christianisme. Cela dit, que pourrait-on répondre à ceux qui n'y croient pas? Quels sont les principaux arguments qui permettraient de nier que la Vierge soit réellement apparue? Personnellement, j'en vois deux qui me semblent particulièrement solides: l'hallucination et l'auto-suggestion. Au niveau rationnel, permettez-moi de les passer en revue...

1) L'hypothèse de l'hallucination. 

-Une hallucination est un dysfonctionnement interne du système nerveux d'un individu. Cela dit, il est statistiquement et biologiquement impossible que 5 cerveaux distincts génèrent de manière autonome et synchronisée la même image complexe avec les mêmes détails. Vouloir à tout prix expliquer des phénomènes tels que les apparitions par de simples bugs du cerveau ou par des mécanismes psychologique alambiqués finit par devenir moins rationnel que d'admettre la communication d'une réalité spirituelle. Prêter au cerveau des capacités quasi magiques, demande une sacrée dose d'imagination. Choisir l'hypothèse du surnaturel n'est donc nullement un rejet de la raison mais est au contraire refuser une rationalité étroite qui s'interdit d'envisager le cadre étriqué du laboratoire. 

-Le test d'une entrave physique. A plusieurs reprises, des médecins ont placé un chapeau ou un tissu devant les yeux des enfants pendant qu'ils voyaient. Résultat? Tous ont alors déclaré ne plus pouvoir voir la Vierge. Dans une hallucination purement mentale, générée par le cerveau, le fait de placer un objet devant les yeux physiques ne devraient pas interrompre la vision, puisque l'image est projetée par l'esprit.  

-Interrogés séparément après une apparition où la Vierge était apparue avec un reflet bleu sur sa robe blanche, les 5 enfants ont été soumis à un test minutieux par les enquêteurs. On leur a présenté dans des pièces différentes, un nuancier composé de 44 teintes de bleu. Placés dans l'impossibilité de tricher ou de se concerter, tous ont désigné exactement la même teinte. Par conséquent, ce résultat annule l'idée d'une subjectivité aléatoire et cette concordance parfaite pointe vers la perception d'un objet extérieur réel et précis dont ils ont tous reçu la même empreinte visuelle.

-Le comportement des chiens. On le sait, pour dissuader les gens de venir sur place, on avait lâché des chiens de garde. Hors des visions, ceux-ci aboyaient, menaçaient et contribuaient à repousser la foule. Cependant, dès l'instant où la Vierge apparaissait, ils cessaient d'aboyer, se couchaient et restaient totalement silencieux pour reprendre de plus belle leurs aboiements dès que l'apparition prenait fin. Rien qu'en fonction de ces éléments (auxquels on pourrait ajouter le fait que les enfants ne sentaient absolument rien lorsqu'on les piquait, les pinçait ou les brûlait pendant qu'il voyaient et qu'à la même fraction de seconde ils tombaient brutalement sur les pavés du sol sans ressentir la moindre douleur), il me semble raisonnablement impossible de persister à soutenir l'hypothèse de l'hallucination. 

2) L'hypothèse d'une auto-suggestion.

A Beauraing, les 5 enfants étaient dans un état d'attente immense et ne désiraient qu'une chose: que la Vierge prolonge ses visites après sa dernière apparition le 3 janvier 1933.  Si le phénomène avait été le fruit de leur imagination ou d'une construction psychologique inconsciente, leur esprit aurait continué à produire ces visions. Or, c'est exactement l'inverse qui s'est produit. Malgré leurs pleurs, leurs prières répétées, leur déception douloureuse et leur ardent désir de la revoir, plus rien ne s'est plus jamais produit jusqu'à leur mort. "Quand on a vu un coin du ciel, il est très difficile de rester dans la brume d'ici-bas", m'a souvent dit Albert Voisin (l'un des 5 visionnaires).  Comment en pas le comprendre? Conclusion: en face de ces données objectives (hélas trop peu connues), comment ne pas souscrire à l'évidence qui veut qu'à la source de tout, il y a un monde spirituel qui seul, peut nous donner les clefs pour comprendre notre véritable destinée?... 

samedi 5 septembre 2026

Qu'est ce qui ou qui aurait créé Dieu?

Qu'est-ce qui ou qui aurait créé Dieu?

Voilà bien une question qui me semble profondément absurde. En partant du principe que que l'univers a une cause et que le créateur de celui-ci doit donc en avoir une aussi, on oublie complètement que "ce grand architecte" est Lui-même l'Existence, la Vie, la Pensée, la Conscience d'être ou le Réel et qui seul, peut donner de l'existence, de la vie, de la pensée, de la conscience d'être et du réel à ce qui existe. Tout l'univers étant contingent (il existe mais il aurait pu très bien ne pas exister), il doit logiquement y avoir la présence d'un Etre qui ne peut pas ne pas être. Dans cette optique, la "cause" de cet Etre n'a plus de sens. Il est le roc sur lequel tout repose.

Par ailleurs, il me semble également raisonnable de penser que la conscience n'est pas le produit du cerveau: un cerveau qui serait un récepteur un peu comme une radio qui capte des ondes invisibles pour les transformer en musique. En disant cela, je crois que la conscience individuelle est un,reflet, une émanation d'un Etre éternel qui est lui-même la Conscience.

D'autre part, s'il n'en était pas ainsi, comment la conscience humaine pourrait-elle inventer un sens dans un univers qui en serait intrinsèquement dépourvu? En conclusion, une conception matérialiste du monde m'apparaît bien plus improbable et bien plus réductrice qu'une conception idéaliste qui ne refuse pas d'emblée l'existence d'un monde immatériel qui laisse la place à la présence de l'âme appelée à se réaliser pleinement dans l'au-delà. 

jeudi 3 septembre 2026

Quelques données sur l'espace et le temps

 

Comme beaucoup le savent, la vitesse de la lumière est de 300.000 km par seconde. Cela dit, le temps qu'il faut à la lumière du soleil (situé à environ 150 millions de km) pour arriver jusqu'à la terre, étant de 8 minutes 20 secondes, cela veut dire que quand nous le regardons, nous ne le voyons pas tel qu'il est à l'instant où nous l'observons, mais tel qu'il était il y a précisément 8 minutes 20 secondes.
Concernant l'étoile la plus proche (Proxima du Centaure), nous ne la voyons pas non plus telle qu'elle est au moment où nous la regardons, mais telle qu'elle était il y a 4 ans et 3 mois. Quant à la galaxie d'Andromède (qui est la galaxie spirale la plus proche de la nôtre et qui, dans certaines conditions, est perceptible à l’œil nu), on la voit telle qu'elle était il y a 2,5 millions d'années. 
Maintenant qu'en est-il de celle qui est la plus éloignée? Découverte en 2025 grâce au télescope spatial James Webb (de la NASA, de l'ESA et de la CSA), elle fut observée telle qu'elle était il y a 13,5 milliards d'années c'est à dire seulement 280 milliards d'années après le Big Bang!
 
Au regard de ces données prouvées par la science, comment ne pas éprouver un vertige incommensurable? Cependant, en quittant le domaine de celle-ci (qui ne s'intéresse qu'au "comment?", qu'à ce qui est mesurable, observable et jamais au "pourquoi?"), quels seraient les moyens de connaissance autres que celui qui réduit le réel au matériel, à nos sens et à nos dimensions ? Personnellement j'en vois 3 (qui, je l'admets, sont plus abstraits) : la philosophe et la métaphysique, la spiritualité et la mystique ainsi que l'intuition. Voilà sans doute qui ferra hausser les épaules de ceux qui partent du principe qu'il n'y a de connaissance que rationnelle.
Cependant, si tel est le cas, il faudrait que celui que celui qui croit cela, puisse prouver rationnellement qu'il n'y a de connaissance que rationnelle. Etant donné qu'aucun rationaliste ne le peut, cela relève inévitablement d'un postulat., d'un pas dans le vide forcément indémontrable.
En conclusion, je pense que se pose une question philosophique bien connue: pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? Notre univers (et l'existence de l'homme en particulier) a t-il un sens ou est-il, comme l'écrit Bertrand Russel "une machine sans âme qui suit une trajectoire aveugle dans l'infini de l'espace et du temps"? Nous voici donc face à un choix: croire au mystère ou croire en l'absurde. Mais si rien n'a de sens, si Russel a raison, la question de Camus "dois-je ou non me suicider?" se pose. Voilà où conduit l'absurde.
Tout change évidemment pour celui qui croit au mystère, au sens plutôt qu'au non-sens et qu'à la base de tout ce qui existe, il y a une Intelligence infiniment supérieure à nous qui est l'Auteur du Big Bang. Rien que du Big Bang? Pourquoi pas? Si on part du principe que dans cette "soupe originelle" née il y a 14 milliards d'années, il y avait déjà en germe les ingrédients nécessaires afin que puissent naître un jour la vie et la conscience, rien n'interdit de penser que, comme l'écrit Jean d'Ormesson, "ceux qui ne croient pas en Dieu font preuve d'un crédulité qui n'a rien à envier à celle qu'ils reprochent aux croyants"...

lundi 31 août 2026

Regard sur la création

 On le sait, la terre existe depuis 4,5 milliards d'années et l'homme ( depuis l'homo-sapiens et celui de Néandertal) depuis 300.000 ans. Quand aux dinosaures, leur existence a duré 170 millions d'années, et cela jusqu'au moment où un immense astéroïde entré en collision avec la terre les a exterminé il y a 66 millions d'années. Pour mieux comprendre cette échelle du temps, il suffit de compresser ces 4,5 milliards afin qu'elle soient réduites à une année. Le calcul fait par les scientifiques est très clair. Il nous révèle que de janvier à août, la terre était une planète rocheuse,stérile et comprenant des volcans actifs et des océans bouillants, tout en étant bombardées par des météorites. Le 21 septembre, la vie apparaît sous des formes microscopiques et unicellulaires (bactéries et micro-organismes invisibles à l’œil nu). Début décembre, apparition des cellules complexes et des premiers organismes multicellulaires (algues, éponges et vers rudimentaires). Le 25 décembre jusqu'au 30 décembre (donc durant 5 jours par rapport à une année)  est le temps des dinosaures. Quant à celui de l'homme (du plus primitif à celui d'aujourd'hui), il commence le 31 décembre à 23h35, tandis que la naissance de Jésus-Christ débute 5 secondes avant minuit.  Dès lors, face à ces données, qu'est-ce que l'homme? Complètement insignifiant  par rapport à la durée de l'âge de la terre, ne peut-on pas dire qu'à travers sa complexité, il dépasse de très loin tout ce qui a existé? A travers l'être humain, la terre entière sait enfin qu'elle existe et c'est cette conscience d'être qui faisait dire à Pascal: "Alors même que l'univers entier m'écraserait, je serais encore plus grand que lui, car lui n'en saurait rien, tandis que moi je le saurais". Et Dieu dans tout cela? Pour ma part, j'estime que s'il n'y a pas au point de départ un Etre éternel qui EST l'existence, la vie, la conscience d'être et la pensée, on ne peut plus expliquer l'existence de ce qui A DE l'existence, de la pensée et de la conscience d'être. S'il m'est évidemment facile de croire qu'un menuisier peut fabriquer un meuble, il me semble complètement absurde d'admettre qu'un meuble puisse fabriquer un menuisier ou un moteur un mécanicien. De plus, au regard de la théorie de l'évolution, il clair que, depuis le big bang, toute la création va du plus simple au plus complexe et qu'il y a bel et bien une ligne directrice. Entre une amibe et Einstein, la différence n'est-elle pas considérable? Cependant, en ne regardant que l'univers et la terre en particulier, il m’apparaît impossible de savoir si cette Intelligence infiniment supérieure à tout a une moralité ou non.  Une chose est sûre, notre monde est ambivalent. En lui coexistent le pire et le meilleur. D'un côté, beauté, harmonie, bonté, justice, existence de Dieu, de l'autre cataclysmes naturels, loi de l'extermination des faibles par les forts, maladies, mort, injustice, inexistence de Dieu... Dès lors, à quelle conclusion arriver?...  Sans faire appel à une révélation qui nous viendrait de cet Etre suprême, la voie est sans issue. Pour les chrétiens c'est clair, c'est à travers Jésus-Christ que nous pouvons savoir que l'Auteur de l'univers est profondément bon et que toutes les souffrances humaines et animales seront réparées dans une autre dimension, transfigurées un jour dans le Royaume céleste où nous attendent tant et tant d'êtres chers. Finalement, entre le mystère et l'absurde, il faut choisir et il me semble que la balance penche nettement en faveur du mystère.

samedi 29 août 2026

Les plus anciens manuscrits du Nouveau Testament

 

Nous le savons, nous n'avons aucun texte orignal de la Bible. Seuls existent des copies. Cela dit, concernant le Nouveau Testament, de quand datent les plus anciens manuscrits? Rapidement, voici quelques repères...
1) Le Papyrus 52. Daté de l'an 125, il s'agit d'un minuscule fragment (de la taille d'une carte de banque) comprenant quelques versets du chapitre 18 de l'Evangile de St Jean.
2) Le Papyrus 90. Daté de la fin du 2è siècle, il contient des portions de l'Evangile de St Jean et de St Matthieu.
3) Le Papyrus 46. Daté aux environs de l'an 200, il comprend une grande partie des épîtres de St Paul et de l'épitre aux hébreux. 
4) Le Papyrus 66. Daté du tout début du 3è siècle, il contient une large partie de l'Evangile de St Jean.

Par contre, pour trouver un Nouveau Testament complet, il faut avancer jusqu'au 4è siècle (après la légalisation du christianisme par Constantin et après le manuscrit daté de l'an 250 contenant une prière à la Vierge Marie). Quels sont ces manuscrits? Le Codex Sinaiticus et le Codex Vaticanus, tous les deux datés aux alentours de l'an 350. Trois-cents cinquante ans, c'est court et c'est long à la fois. Court parce qu'à côté des 1000 ans qu'il a fallu pour trouver les plus anciennes copies des philosophes de l'Antiquité ou de la conquête de la Gaulle par Jules César, ceux du NT sont incontestablement plus fiables et récents, et long parce que c'est comme si le plus ancien récit des apparitions de la Vierge à Beauraing datait de 350 ans après les faits.

Cela dit, étant donné que la Bible ne contient aucune liste des livres qui doivent y figurer et que seule la Tradition nous la donne, de quand date le premier Canon du Nouveau Testament, reprenant  la liste des 27 livres que nous avons aujourd'hui? En l'an 367, St Athanase d'Alexandrie fut le premier à nous la donner et cela, avant qu'il soit fixé par le Pape Damase 1er lors du concile de Rome en 382 et confirmé par les conciles d'Hippone (en 393) et de Carthage (en 397).. Par contre, ce n'est qu'en 1546, au concile de Trente, que les livres composant le NT (ainsi que ceux de l'Ancien Testament) deviendront un des dogmes de l'Eglise catholique, faisant ainsi de toute la Bible un livre à la fois authentique et inspiré par Dieu.  Ajoutons aussi qu'il existe 5800 manuscrits anciens du NT écrits en grec, alors que pour les philosophes de l'Antiquité (tels que Platon, Aristote, Tacite etc...) il n'en existe qu'une quinzaine pour chacun d'entre eux. Le constat est donc sans appel: croire en la véracité des manuscrits de ces philosophes sans accepter ceux du NT est profondément absurde...

mardi 17 février 2026

Je m'en souviens encore

 

Je m'en souviens encore,
malgré tous mes oublis,
de ce monde où j'étais
avant d'avoir trahi.
Tu ne me demandais rien,
sinon d'accepter d'être
et de boire à la source 
qui me donnait la vie.
Au feu de ton amour,
j'étais libre et heureux,
vaillant et immortel,
jusqu'à cette rupture
qui me coupa de Toi.
Comment au-je pu, Seigneur,
trahir ma liberté,
marchander le néant
contre l'éternité?
Le jour où je le fis
je le sais Tu pleuras 
et seul dans Tes pensées,
tu me regardais vivre
dans l'envers du décor,
dans ce décor de mort
que le temps façonna.
Alors, pris de chagrin,
Toi le Dieu créateur, 
en cet homme que je suis,
Tu Te fis créature.
Au risque de Te perdre,
mon néant Tu le pris,
pour qu'un jour à nouveau,
je sois ce que je fus.