dimanche 20 septembre 2026

La méthode scientifique est-elle objective?

 On le sait, la méthode scientifique repose sur des axiomes (qui, par définition, sont indémontrables). Voilà qui ressemble étrangement à un acte de foi qui semble manquer d'objectivité. Contrairement à ce postulat de départ, un esprit neutre ne dira pas "oui" ou "non" avant son examen et cela, parce qu'il sait que ce n'est qu'après celui-ci qu'il pourra éventuellement se prononcer. Un exemple me revient à l'esprit. Il y a quelques années, j'ai lu un livre qui avait pour but de montrer la fausseté des apparitions mariales. Seulement voilà, avant celui-ci, l'auteur en avait écrit un autre dans lequel il affirmait que le Christ n'a jamais existé.  Problème: s'il part du fait que Jésus-Christ n'a pas existé, comment une apparition de sa mère pourrait-elle avoir lieu? Il est résulte qu'à la base, tout est faussé et que sa conclusion était déjà présente avant sa recherche. Donc, aucune objectivité n'existe dans son cas. Dans le même sens, quand il examinait un miracle dans l'Evangile, Jean-Paul Sartre "savait" d'avance que le miracle est impossible et cela prouve le caractère on ne peut plus partial de son étude.

Par ailleurs, Emmanuel Kant a soutenu que nous ne connaissons jamais le noumène (les objets tels qu'ils sont indépendamment de nous), mais uniquement le phénomène (c'est à dire ce qu'ils sont tels qu'ils nous apparaissent à travers nos filtres mentaux). Donc, prétendre que la science décrit la réalité telle qu'elle est, s'avère intellectuellement indigent, très peu crédible. Cela dit, fort heureusement, il existe d'autres moyens de connaissances. Parmi ceux-ci: la philosophie (dont fait partie la métaphysique), la logique, le degré de probabilités, la mystique ou encore l'intuition.

A propos de l'intuition, permettez-moi de vous faire part d'un fait qui m'est arrivé. Il y a une vingtaine d'années, mon collègue de travail a fait une crise cardiaque. Transporté d'urgence (dans le coma) à l'hôpital universitaire de Leuven, son état était particulièrement alarmant. Durant les jours qui suivirent, j'avais de ses nouvelles grâce à sa femme à qui je téléphonais. Cependant, plus le temps passait, pire c'était et cela au point où son épouse fini par me dire que les médecins ne voyaient plus qu'une seule solution: tout débrancher et le laisser mourir. Ayant marqué son accord, elle ajouta que ses funérailles étaient prêtes et que sa tombe était déjà creusée. Très bouleversé par cette triste nouvelle, j'étais dans mon bureau où se trouvaient 3000 livres philosophiques et religieux.
Moins d'une minute après, j'ai pris, je ne sais pas pourquoi, un tout petit livre (que j'avais complètement oublié et que je n'avais jamais lu). Il avait trait à une apparition de la Vierge à Turzovka (en Slovaquie) vue par garde-forestier. Sans l'avoir feuilleté, je suis immédiatement tombé sur un court passage ayant trait à une dame qui avait une amie (que j'appellerai Simone) qui était dans le coma. Pensant à elle, elle fit cette prière: "Au nom de Notre-Dame de Turzovka, réveille-toi Simone" Contre toute attente, le même jour son amie s'est réveillée et fut entièrement guérie. Juste après avoir lu cela, j'ai fait la même prière en utilisant le prénom (Corneille) de mon collègue. Deux heures après, sa femme me téléphone en me disant: "Jean-Pierre, tu ne me croiras pas, Corneille s'est réveillé et, non seulement c'est le cas, mais il parle, il mange et veut se lever". 6 jours plus tard, il est sorti de l'hôpital sans aucune séquelle et vécu encore de nombreuses années en parfaite santé. Qu'en pensez-vous et qu'en pense la science actuelle? Qu'il s'agit d'un simple hasard ou d'une intervention d'un monde au-delà du matériel qui, à travers les postulats du monde scientifique, se voit refusé d'emblée?...

jeudi 17 septembre 2026

Preuve de la vraie religion?

 

Dans ses pensées, Pascal écrit: "La preuve de la vraie religion, se sont les miracles". Oui, mais qu'est-ce qu'une "preuve"? Si par ce mot on entend qu'elle est une démonstration contraignante (scientifique ou autre) que personne au monde ne pourrait plus nier (et qui de ce fait, supprimerait notre liberté),  il n'y a de preuve au sujet de rien. En effet, ne connaissant pas ce qu'est le réel en soi mais seulement celui qui existe par rapport à nous à travers nos limites, il nous est impossible de nous voir de "l'extérieur". Tel est aussi le cas lorsque nous sommes en état de rêve. C'est seulement lorsque nous nous réveillons que nous pouvons voir de l'extérieur les personnages de nos rêves. En fonction de ces considérations, je pense pouvoir affirmer qu'une certitude absolue ne peut pas exister. Cela dit, si on considère qu'une "preuve" est un argument extrêmement solide, puissant et apte à convaincre donné par la raison, à travers la logique, les déductions et les probabilités, il est évident qu'il y en a.  

Cela dit, par rapport à toutes les autres religions, c'est presque exclusivement dans le catholicisme que l'on trouve le plus de signes crédibles d'une intervention divine. Quand je dis "crédibles", je constate que dans les religions non-chrétiennes, la validité d'un miracle est principalement basée sur l'accord avec leurs traditions, sur la confiance en un maître spirituel, sur le témoignage des fidèles, ainsi que sur les conversions qu'elle suscite, mais que le doute méthodique n'est pas intégré dans leurs procédures. Par contre, dans le catholicisme, non seulement ce doute est pratiqué par les enquêteurs, mais également la contre-expertise neutre et contradictoire (comme celle du bureau médical de Lourdes). Voilà qui contribue à montrer une très grande différence de procédure. D'autre part, je constate aussi que la religion catholique est la seule à avoir des sanctuaires importants suite à des apparitions. Parmi celles-ci, les apparitions de la Vierge (Lourdes, Guadalupe, Fatima) ou du Christ et de saints (comme à Paray-le-Monial, Vilnius, ou Sainte-Anne-d'Auray). Bien sûr, comme dans la Bible, dans des écrits comme le Coran, on trouve des récits de phénomènes surnaturels qui pourraient être appelés "miracles". Cependant, leur faiblesse est de ne comporter que des "preuves" intrinsèques, dans la mesure où celles-ci n'ont jamais été vérifiées par des analyses. "C'est vrai parce que la Bible ou le Coran le dit" ressemble à un "Je le crois, donc c'est vrai" et une telle formule semble on ne peut plus insuffisante. 

Etant donné cela, les preuves extrinsèques sont particulièrement importantes. Il faut donc se pencher sur des faits contrôlables par la raison et par nos outils actuels, (tels que les guérisons de Lourdes, le suaire de Turin, les miracles eucharistiques ou les apparitions de Beauraing que j'ai analysées dans un article précédent). Inutile de préciser que de tels faits renforcent inévitablement la crédibilité du christianisme. Par ailleurs, au sujet des apparitions, on pourrait étonnement découvrir une allusion à celles-ci dans le livre des Actes des apôtres. Au chapitre 2 (versets 17 à 19), il est notamment dit que "dans les derniers jours (une période qui s'étend de la naissance du Christ à celle de son retour glorieux), vos jeunes auront des visions et que Dieu fera paraitre des prodiges dans le ciel et des miracles sur la terre". "Vos jeunes auront des visions". N'est-ce pas le cas de ces 5 jeunes voyants qui, à 33 reprises, ont vu la Vierge à Beauraing?  Oui, comme l'a dit Pascal, "La preuve de la vraie religion ce sont les miracles: des miracles palpables abondamment présents dans le catholicisme, qui laissent entendre que Dieu veut nous faire comprendre qu'il a choisi cette religion pour le salut éternel des âmes.

lundi 14 septembre 2026

Sens ou non-sens de la vie

 Certains pensent que notre univers n'a aucun sens, qu'il est né du hasard sans porter à sa source la moindre trace d'une téléonomie. Tel est le cas du philosophe et mathématicien Bertrand Russel qui écrivait:  "L'univers est une machine sans âme qui suit une trajectoire aveugle dans l'infini de l'espace et du temps". Albert Camus le pensait aussi et c'est pourquoi il se demandait s'il devait ou non se suicider. En effet, si notre existence  est née d'un simple hasard, sans projet, sans but, sans ligne directrice et sans destinée,  le simple fait de vouloir continuer à vivre ne cautionne t-il pas l'absurde? 


Seulement voilà, comment un univers qui n'a pas de sens peut-il, à travers l'être humain, en arriver à se poser la question de son sens? N'y a t'il pas dans ce cas une fameuse collision, une véritable contradiction? comprenant ce paradoxe, Blaise Pascal écrivait:  "Alors même que l'univers entier m'écraserait, je serais encore plus grand que lui, car lui n'en saurait rien, tandis que moi, je le saurais".  

Par ailleurs, une petite phrase dans la Bible nous dit: "Dieu a mis en nous la pensée de l'éternité". Voilà bien qui pourrait suggérer que nos aspirations les plus profondes (soif d'absolu, désir d'un bonheur, ou d'un amour toujours plus grand...) correspondent non pas à un vide mais à un plein. Exemple: le fait que nous avons des poumons ne laisse t-il pas clairement entendre qu'il y a un air à respirer? Allant dans ce sens, saint Thomas d'Aquin a écrit: "Dieu est la totalité vivante de ce vers quoi notre coeur s'élance"; une pensée que Lamartine rejoindra en nous disant: "L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux" Autrement dit, notre refus des souffrances, des injustices et des deuils que nous connaissons, ne révèlent telles pas que nous sommes porteurs d'une nostalgie d'un "paradis perdu" que nous sommes destinés à retrouver un jour au-delà de cette vie? Qu'en pensez-vous?...

samedi 12 septembre 2026

Le linceul de Turin: l'oeuvre d'un faussaire?

 


Lorsque qu'on regarde le linceul (ou suaire) de Turin à l'oeil nu (lors de ses rares expositions), on voit qu'il est marqué par de grandes brûlures symétriques, des taches d'eau et de sang, ainsi que d'une légère coloration jaunâtre qui fait penser à une silhouette humaine comprenant une sorte de "visage" qui est très difficile à discerner. De plus, cette image n'est visible qu'à plusieurs mètres d'elle et cela suppose que, s'il s'agit d'une peinture, un faussaire aurait dû utiliser un pinceau de plusieurs mètres de long. Ce n'est qu'à partir de l'invention de l'appareil photographique (qui, au départ d'un négatif, donne une image en positif) qu'on a pu voir clairement qu'il s'agit du portrait d'un crucifié qui rappelle le corps du Christ tel qu'il est décrit dans les évangiles. Par quel prodige et dans quel intérêt, un faussaire aurait-il pu réaliser ce qui (avant que n'existent les photos) était loin d'être une oeuvre d'art, tout en ne sachant absolument pas qu'elle ne livrerait ses secrets que des siècles plus tard?  

Seulement voilà, depuis 1978, il est scientifiquement prouvé techniquement et chimiquement que cette image n'est PAS une peinture. Pour quelles raisons les scientifiques l'affirment-ils? Afin d'être bref, permettez-moi de n'en prendre que trois. 1) Parce qu'elle ne contient aucun pigment ni de liant. Les examens au microscope, en fluorescence ultraviolette et en spectométrie ont montré que si un liquide ou un liant avait été appliqué, il aurait pénétré par capillarité à l'intérieur des fibres. 2) Parce que l'empreinte présente les caractéristiques d'un négatif photographique naturel (les zones claires et sombres sont inversées par rapport à la réalité). Même le plus doué des artistes médiévaux aurait été dans l'incapacité de peindre une image en négatif, tout en respectant une superficialité des fibres, une absence totale de liant, une tridimensionnalité cachée (l'intensité de la coloration varie en fonction de la distance entre le corps et le tissu) et une absence totale de traces de pinceau. 3) Parce que les taches de sang sont celles d'un sang humain appartenant au groupe AB, prouvant ainsi que ces taches n'ont absolument pas été peintes. 

Dès lors, puisqu'il ne s'agit pas d'une peinture, on pourrait imaginer qu'un faussaire a utilisé un cadavre ou un bas-relief sculpté. Mais s'il en est ainsi,, comment se fait-il que des indices grossiers (bavures, écrasements, déformations) qui devaient être présents, ne le soient pas sur le linceul (qui possède des propriétés tridimensionnelles)?  D'autre part, voici un "détail" important. Jusqu'à notre époque, absolument toutes les représentations de la crucifixion du Christ (basées sur ce que disent les évangiles) utilisaient uniquement les mains et non pas les poignets pour désigner l'emplacement des clous. Or, sur l'image du suaire, ce sont bel et bien les poignets qui marquent la présence des clous. Scientifiquement parlant, il est prouvé que seul les poignets (et non les mains) peuvent supporter le poids d'un corps. Contradiction avec les récits évangéliques? Pas si vite! A l'époque où ceux-ci ont été rédigés, seul le mot grec "cheir" existait et ce mot pouvait aussi bien signifier les mains que les poignets et même l'avant bras. Pas d'opposition donc. Précision notable: c'est la recherche historique, anatomique, archéologique et médico-légale qui a démontré seulement au 20è siècle que pour supporter le poids d'un corps sur une croix, il faut enfoncer les clous à travers les os du poignets et non pas dans les tissus fragiles de la paume. Inutile donc de préciser qu'un faussaire du Moyen Age était dans l'incapacité totale de le savoir?

Jusqu'à présent, nous avons supposé que la datation au carbone 14 réalisée en 1988 montrerait que le tissu date de l'époque médiévale (entre 1260 et 1390). Est-ce vraiment le cas? Deux principaux éléments semblent bien indiquer que non. 1) La découverte de pollens provenant de plantes endémiques du Moyen Orient (notamment de la région de Jérusalem, de la vallée du Jourdain et des zones autour de la Mère Morte). 2) La datation  aux rayons X. Les analyses scientifiques (notamment celle du Conseil International Italien) ont montré un état de vieillissement tout à fait compatible avec une fabrication du tissu il y a environ 2000 ans. Alors que la datation au carbone 14 (développée à la fin des années 1940 et qui peut -être faussée par des siècles de pollutions organiques, des incendies ou des restaurations), celle aux rayons X fut développée à la fin 2010 et est particulièrement destinée à identifier des textiles composé et lin (tels que celui du linceul). De plus, si ce suaire est du 14è siècle, comment expliquer l'existence des évocations historiques le concernant bien avant cette époque? Exemples parmi d'autres: le Mandylion d'Edesse (6è siècle), le Codex de Pray (1195) et les textes liturgiques et récits de pèlerins (datant du 7è au 10è siècle).   

Après ces considérations, il reste une question fondamentale qui est: "Comment et par quel phénomène l'image s'est-elle imprimée sur le linceul?". Pour tenter d'y répondre, permettez-moi d'abord de vous faire part d'un souvenir personnel. Il y a de nombreuses années, j'ai eu l'occasion d'interviewer longuement André Frossard, Qui est-il? Décédé aujourd'hui, il fut  écrivain et membre de l'Académie française. Jusqu'à l'âge de vingt ans, il était (comme ses parents) athée et communiste et n'entrait jamais dans une église...jusqu'au jour où il le fit le 8 juillet 1935. Pourquoi? Simplement pour aller chercher un ami qui y était et qu'il attendait vainement et impatiemment dans sa voiture. Entré, soudainement il fut submergé par une expérience divine qu'il décrit sous la forme d'une clarté intellectuelle et spirituelle qu'il qualifie de lumière qui, sans discours ni images, était une inondation lumineuse de la Vérité qui s'est imposée à son esprit. De plus, en ne connaissant strictement rien du catholicisme jusqu'alors, il est ressorti ce cette église en connaissant tout ce qu'elle enseigne. Irruption d'un monde immatériel dans un monde matériel, de l'éternité dans le temps (comme le sont aussi les apparitions mariales les plus crédibles comme celles de Beauraing), cette conversion fulgurante n'est pas sans rappeler celle de saint Paul qui, le chemin de Damas, a vu et entendu le Christ. Me parlant de ce qu'il a vécu, André Frossard m'a aussi affirmé que dans les semaines qui ont suivi son expérience du divin, il n'osait plus s'appuyer contre les murs car tout ce qui compose notre monde matériel n'était plus pour lui que de la vapeur colorée par rapport à ce monde substantiel (beaucoup plus consistant et plus solide que le nôtre) auquel il avait gouté. 

Au regard de cela, plutôt que de fournir une explication matérielle qui est loin d'être prouvée, ne pourrait-on pas dire que l'image qu'on trouve sur le linceul serait due elle aussi à l'immatériel et que le corps du Christ en se dématérialisant, en traversant la matière afin de devenir un corps substantiel et glorieux à l'instant même de sa résurrection, aurait libéré sorte d'énergie lumineuse qui expliquerait l'impression de son image sur le suaire?...  

mardi 8 septembre 2026

Les apparitions de Beauraing face aux sceptiques

 

Les apparitions de Beauraing face aux sceptiques

Comme  vous le savez sans doute (mes écrits en témoignent), j'accorde une très grande importance aux apparitions de Beauraing. Pourquoi? Parce qu'elles me semblent les plus fiables et qu'à travers leur crédibilité, elles sont un signe très pertinent en faveur de l'existence de Dieu, de la vie après la mort et de la véracité du christianisme. Cela dit, que pourrait-on répondre à ceux qui n'y croient pas? Quels sont les principaux arguments qui permettraient de nier que la Vierge soit réellement apparue? Personnellement, j'en vois deux qui me semblent particulièrement solides: l'hallucination et l'auto-suggestion. Au niveau rationnel, permettez-moi de les passer en revue...

1) L'hypothèse de l'hallucination. 

-Une hallucination est un dysfonctionnement interne du système nerveux d'un individu. Cela dit, il est statistiquement et biologiquement impossible que 5 cerveaux distincts génèrent de manière autonome et synchronisée la même image complexe avec les mêmes détails. Vouloir à tout prix expliquer des phénomènes tels que les apparitions par de simples bugs du cerveau ou par des mécanismes psychologique alambiqués finit par devenir moins rationnel que d'admettre la communication d'une réalité spirituelle. Prêter au cerveau des capacités quasi magiques, demande une sacrée dose d'imagination. Choisir l'hypothèse du surnaturel n'est donc nullement un rejet de la raison mais est au contraire refuser une rationalité étroite qui s'interdit d'envisager le cadre étriqué du laboratoire. 

-Le test d'une entrave physique. A plusieurs reprises, des médecins ont placé un chapeau ou un tissu devant les yeux des enfants pendant qu'ils voyaient. Résultat? Tous ont alors déclaré ne plus pouvoir voir la Vierge. Dans une hallucination purement mentale, générée par le cerveau, le fait de placer un objet devant les yeux physiques ne devraient pas interrompre la vision, puisque l'image est projetée par l'esprit.  

-Interrogés séparément après une apparition où la Vierge était apparue avec un reflet bleu sur sa robe blanche, les 5 enfants ont été soumis à un test minutieux par les enquêteurs. On leur a présenté dans des pièces différentes, un nuancier composé de 44 teintes de bleu. Placés dans l'impossibilité de tricher ou de se concerter, tous ont désigné exactement la même teinte. Par conséquent, ce résultat annule l'idée d'une subjectivité aléatoire et cette concordance parfaite pointe vers la perception d'un objet extérieur réel et précis dont ils ont tous reçu la même empreinte visuelle.

-Le comportement des chiens. On le sait, pour dissuader les gens de venir sur place, on avait lâché des chiens de garde. Hors des visions, ceux-ci aboyaient, menaçaient et contribuaient à repousser la foule. Cependant, dès l'instant où la Vierge apparaissait, ils cessaient d'aboyer, se couchaient et restaient totalement silencieux pour reprendre de plus belle leurs aboiements dès que l'apparition prenait fin. Rien qu'en fonction de ces éléments (auxquels on pourrait ajouter le fait que les enfants ne sentaient absolument rien lorsqu'on les piquait, les pinçait ou les brûlait pendant qu'il voyaient et qu'à la même fraction de seconde ils tombaient brutalement sur les pavés du sol sans ressentir la moindre douleur), il me semble raisonnablement impossible de persister à soutenir l'hypothèse de l'hallucination. 
 
2) L'hypothèse de l'extase

Un certain nombre de détracteurs à l'égard des apparitions utilise l'extase pour expliquer l'hypothèse d'une hallucination. Oui, mais s'il en est ainsi, d'où provient l'extase? Affirmer que celle-ci peut provoquer des hallucinations (ce que je crois aussi) est une chose, mais cela ne résout en rien l'origine de l'extase. Qu'est-ce qui a fait en sorte que 5 cerveaux différents puissent produire au même instant et à 33 reprises une extase? Sans l'intervention d'une cause externe (qui est selon moi, l'apparition de la Vierge), je ne vois vraiment pas comment on pourrait résoudre ce problème. 

3) L'hypothèse d'une auto-suggestion.

A Beauraing, les 5 enfants étaient dans un état d'attente immense et ne désiraient qu'une chose: que la Vierge prolonge ses visites après sa dernière apparition le 3 janvier 1933.  Si le phénomène avait été le fruit de leur imagination ou d'une construction psychologique inconsciente, leur esprit aurait continué à produire ces visions. Or, c'est exactement l'inverse qui s'est produit. Malgré leurs pleurs, leurs prières répétées, leur déception douloureuse et leur ardent désir de la revoir, plus rien ne s'est plus jamais produit jusqu'à leur mort. "Quand on a vu un coin du ciel, il est très difficile de rester dans la brume d'ici-bas", m'a souvent dit Albert Voisin (l'un des 5 visionnaires).  Comment en pas le comprendre? Conclusion: en face de ces données objectives (hélas trop peu connues), comment ne pas souscrire à l'évidence qui veut qu'à la source de tout, il y a un monde spirituel qui seul, peut nous donner les clefs pour comprendre notre véritable destinée?... 

samedi 5 septembre 2026

Qu'est ce qui ou qui aurait créé Dieu?

Qu'est-ce qui ou qui aurait créé Dieu?

Voilà bien une question qui me semble profondément absurde. En partant du principe que que l'univers a une cause et que le créateur de celui-ci doit donc en avoir une aussi, on oublie complètement que "ce grand architecte" est Lui-même l'Existence, la Vie, la Pensée, la Conscience d'être ou le Réel et qui seul, peut donner de l'existence, de la vie, de la pensée, de la conscience d'être et du réel à ce qui existe. Tout l'univers étant contingent (il existe mais il aurait pu très bien ne pas exister), il doit logiquement y avoir la présence d'un Etre qui ne peut pas ne pas être. Dans cette optique, la "cause" de cet Etre n'a plus de sens. Il est le roc sur lequel tout repose.

Par ailleurs, il me semble également raisonnable de penser que la conscience n'est pas le produit du cerveau: un cerveau qui serait un récepteur un peu comme une radio qui capte des ondes invisibles pour les transformer en musique. En disant cela, je crois que la conscience individuelle est un,reflet, une émanation d'un Etre éternel qui est lui-même la Conscience.

D'autre part, s'il n'en était pas ainsi, comment la conscience humaine pourrait-elle inventer un sens dans un univers qui en serait intrinsèquement dépourvu? En conclusion, une conception matérialiste du monde m'apparaît bien plus improbable et bien plus réductrice qu'une conception idéaliste qui ne refuse pas d'emblée l'existence d'un monde immatériel qui laisse la place à la présence de l'âme appelée à se réaliser pleinement dans l'au-delà. 

jeudi 3 septembre 2026

Quelques données sur l'espace et le temps

 

Comme beaucoup le savent, la vitesse de la lumière est de 300.000 km par seconde. Cela dit, le temps qu'il faut à la lumière du soleil (situé à environ 150 millions de km) pour arriver jusqu'à la terre, étant de 8 minutes 20 secondes, cela veut dire que quand nous le regardons, nous ne le voyons pas tel qu'il est à l'instant où nous l'observons, mais tel qu'il était il y a précisément 8 minutes 20 secondes.
Concernant l'étoile la plus proche (Proxima du Centaure), nous ne la voyons pas non plus telle qu'elle est au moment où nous la regardons, mais telle qu'elle était il y a 4 ans et 3 mois. Quant à la galaxie d'Andromède (qui est la galaxie spirale la plus proche de la nôtre et qui, dans certaines conditions, est perceptible à l’œil nu), on la voit telle qu'elle était il y a 2,5 millions d'années. 
Maintenant qu'en est-il de celle qui est la plus éloignée? Découverte en 2025 grâce au télescope spatial James Webb (de la NASA, de l'ESA et de la CSA), elle fut observée telle qu'elle était il y a 13,5 milliards d'années c'est à dire seulement 280 milliards d'années après le Big Bang!
 
Au regard de ces données prouvées par la science, comment ne pas éprouver un vertige incommensurable? Cependant, en quittant le domaine de celle-ci (qui ne s'intéresse qu'au "comment?", qu'à ce qui est mesurable, observable et jamais au "pourquoi?"), quels seraient les moyens de connaissance autres que celui qui réduit le réel au matériel, à nos sens et à nos dimensions ? Personnellement j'en vois 3 (qui, je l'admets, sont plus abstraits) : la philosophe et la métaphysique, la spiritualité et la mystique ainsi que l'intuition. Voilà sans doute qui ferra hausser les épaules de ceux qui partent du principe qu'il n'y a de connaissance que rationnelle.
Cependant, si tel est le cas, il faudrait que celui que celui qui croit cela, puisse prouver rationnellement qu'il n'y a de connaissance que rationnelle. Etant donné qu'aucun rationaliste ne le peut, cela relève inévitablement d'un postulat., d'un pas dans le vide forcément indémontrable.
En conclusion, je pense que se pose une question philosophique bien connue: pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? Notre univers (et l'existence de l'homme en particulier) a t-il un sens ou est-il, comme l'écrit Bertrand Russel "une machine sans âme qui suit une trajectoire aveugle dans l'infini de l'espace et du temps"? Nous voici donc face à un choix: croire au mystère ou croire en l'absurde. Mais si rien n'a de sens, si Russel a raison, la question de Camus "dois-je ou non me suicider?" se pose. Voilà où conduit l'absurde.
Tout change évidemment pour celui qui croit au mystère, au sens plutôt qu'au non-sens et qu'à la base de tout ce qui existe, il y a une Intelligence infiniment supérieure à nous qui est l'Auteur du Big Bang. Rien que du Big Bang? Pourquoi pas? Si on part du principe que dans cette "soupe originelle" née il y a 14 milliards d'années, il y avait déjà en germe les ingrédients nécessaires afin que puissent naître un jour la vie et la conscience, rien n'interdit de penser que, comme l'écrit Jean d'Ormesson, "ceux qui ne croient pas en Dieu font preuve d'un crédulité qui n'a rien à envier à celle qu'ils reprochent aux croyants"...