Dieu existe-t-il ? Y a-t-il une vie après la mort ? Que penser des apparitions de la Vierge ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi sommes-nous ?
Cette brochure de 24 pages comprenant 17 articles est disponible aux éditions Sursum Corda :
rue Vinâve d'Ile 20/64
4000 Liège
Belgique
sursumcorda@skynet.be
Prix : 2€ + frais d'envoi.
mercredi 13 novembre 2013
dimanche 27 octobre 2013
Fiabilité du Nouveau Testament
Pouvons-nous
être sûrs que les textes du Nouveau Testament que nous lisons
aujourd'hui sont les mêmes que ceux rédigés par les apôtres? La
réponse par l'affirmative semble de loin la plus probable.
Pourquoi ? Rapidement, voici quelques raisons de le penser.. .
Les
historiens s'accordent pour affirmer que tout le NT était déjà
rédigé au premier siècle. En effet, tant la langue utilisée par
les auteurs (au niveau de la syntaxe, du vocabulaire et de la
grammaire) que les descriptions culturelles et géographiques,
correspondent au monde qui existait au temps de Jésus. Nulle
allusion par exemple ( à part des prophéties) à la destruction de
Jérusalem qui s'est produite en l'an 70 ( événement qui
aurait immanquablement été relaté si les textes avaient été mis
par écrit après cette date). D'autre part, le témoignage des tous
premiers pères de l'Eglise (Polycarpe, Ignace d'Antioche...)
confirment que les évangiles et les épîtres circulaient déjà à
leur époque (c'est à dire juste après la mort des apôtres).
Bien
que nous n'ayons plus d'écrits originaux, nous possédons
24.000 manuscrits (dont 5.500 rédigés en grec). Parmi ceux-ci, :
le Codex Sinaïticus (350 après J-C) et le Codex Vaticanus (325
après J-C) qui, tous deux reprennent l'entièreté du NT. Copies
les plus anciennes ? Point du tout ! Ont également été
retrouvés des manuscrits du deuxième siècle (tel un extrait de
l'évangile de saint Jean daté de l'an 125) et un fragment de
l'Evangile de saint Marc dont l'origine remonte au premier siècle).
Sur ces 24.000 manuscrits, aucune contradiction majeure n'est
signalée. La concordance évaluée par les experts dépasserait même
les 98 %. Ajoutons que ces textes proviennent de différents
endroits de la planète (Syrie, Egypte, Italie, Turquie...) et que,
de ce fait, une collusion s'avère impossible.
L'abondance des
documents que nous possédons et leur proximité dans le temps avec
les faits qu'ils relatent, tranche radicalement au regard des écrits
(communément admis) concernant les oeuvres de beaucoup d'auteurs
profanes. Quelques exemples parmi d'autres : « La
conquête de la Gaule » de Jules César. Nombre de manuscrits
disponibles : 10. Distance entre la rédaction et les plus
anciennes copies : 900 ans.
Platon : 7 manuscrits. Distance : 900 ans. Aristote :
5 manuscrits. Distance : 1.100 ans. Tacite : 20. Distance :
1.000 ans. Comme on le voit, « il n'y a pas photo »....
Jean-Pïerre
Snyers
Le corps spirituel
Dans
le quinzième chapitre de sa première épître aux Corinthiens,
saint Paul écrit : « Il y a des corps célestes et des
corps terrestres. Semé corruptible, le corps ressuscite
incorruptible, semé méprisable, il ressuscite éclatant de gloire,
semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps
animal, il y a aussi un corps spirituel ... » Le moins que
l'on puisse dire est que l'apôtre Paul était en avance sur son
temps. Pourquoi ? Parce que de plus en plus, la science nous
révèle que nous ne sommes pas uniquement composés d'un corps
physique, que notre conscience n'est pas un produit de notre cerveau,
comme internet n'est pas le produit de notre ordinateur.
« Aujourd'hui, nous savons de façon scientifique que lorsque
le cerveau s'arrête de fonctionner, non seulement la conscience
reste en activité, mais elle est beaucoup plus performante que
lorsque le cerveau fonctionne à l'état normal. Par exemple :
certaines personnes qui sont revenues à la vie après un arrêt
cardiaque disent qu'elles sont allées dans des endroits situés à
des centaines de kilomètres et y ont vécu des choses qu'on a pu
vérifier par la suite », affirme le Dr Jean-Jacques
Charbonnier, anesthésiste.et auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la
vie après la mort. « Aussi invraisemblable que cela puisse
paraître à tous ceux qui ont une conception matérialiste de
l'esprit humain, écrit quant à lui l'abbé Jean Martin dans son
livre intitulé « Des signes par milliers », les
témoignages sont là, attestés de toutes parts : de nombreuses
personnes cliniquement mortes se retrouvent brusquement au-dessus de
leur corps physique et voient ce corps et son environnement avec une
très grande précision . » Inutile de tourner autour du
pot, les faits sont là. Consultez internet. Lisez l'abondante
littérature (tels les célèbres livres du Dr Moody) qui concerne ce
sujet Des gens dans le coma ou en train d'être opérés voient leur
propre corps, se déplacent dans l'espace et entendent des
conversations qui se tiennent parfois à des kilomètres du lieu où
ils se trouvent. Avec quels yeux et avec quelles oreilles ?
Messieurs les matérialistes, Répondez-moi ! Quoi ? Que
voulez-vous encore ? La preuve de la preuve ? Puis la
preuve de la preuve de la preuve ? Je parie que même quand vous
serez dans l'au-delà vous trouverez encore le moyen de nier la
réalité du corps spirituel ! Passons !...
Revenons
à ce que nous dit la Bible. Dans sa deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 12, versets 2 à 4, saint Paul fait allusion à
un chrétien qui aurait, semble-t-il, vécu une expérience de
décorporation. « Je connais un homme, écrit-il, qui voici
quatorze ans, était-ce dans son corps, était-ce hors de son corps ?
je ne sais, fut enlevé jusqu'au troisième ciel, jusqu'au Paradis où
il entendit des paroles inexprimables. » Déjà à cette
époque. Comme quoi, ce que la médecine constate aujourd'hui n'est
pas nouveau. Corps spirituel, autre monde. André Frossard, converti
un jour subitement par la lumière divine, en sait lui aussi quelque
chose. Dans son livre « Dieu en questions », voici qu'il
nous dit : « Après la mort, il y a Dieu, et ce sera, je
vous en réponds, une fameuse surprise pour beaucoup. Ils
s'apercevront , avec l'étonnement qui fut le mien le jour de ma
conversion, et qui dure encore, qu'il y a un autre monde, un univers
spirituel fait de lumière essentielle d'un éclat prodigieux, d'une
douceur bouleversante, et du même coup tout ce qui leur paraissait
invraisemblable la veille leur paraîtra naturel, tout ce qui leur
semblait improbable leur deviendra délicieusement acceptable et tout
ce qu'ils niaient leur sera joyeusement réfuté par l'évidence. »
« Par
l'évidence ! ». Oui, parce qu'un jour nous nous rendrons
compte que le réel dépasse infiniment ce que nous pouvons ici-bas
percevoir de lui et que nos sens sont insuffisants pour en
saisir la totalité. Il y a une autre dimension. Voilà ce que le
christianisme nous dit depuis 2.000 ans et ce que la science et en
train de confirmer. Une parole de saint Jérôme me revient à
l'esprit. La voici : « La vie est un rêve dont la mort
nous réveille. » Que dire de plus, sinon qu'il convient de
nous préparer à entrer bientôt dans l'éternité ?...
Jean-Pierre
Snyers
dimanche 8 septembre 2013
Lettre à un évêque
Monseigneur,
Je
sais d'avance que ma missive va vous faire froncer les sourcils. Tant
pis ! Même si celle-ci risque de valser à la poubelle, au
moins aurai-je eu le sentiment d'avoir fait mon devoir. Pourquoi vous
écrire ? Parce que je vois que votre bateau coule, qu'il prend
l'eau de toutes parts et que vous ne semblez pas vous en apercevoir.
Regardons les choses en face : votre Eglise ne va pas bien, pas
bien du tout ! Il y a une trentaine d'années, 35 % de
pratiquants. Aujourd'hui : à peine 5 %. Et demain ?
Oui, demain, quand il n'y aura plus toutes ces têtes blanches qui
s'obstinent à franchir le seuil de vos édifices ?... Vous ne
trouvez pas qu'il y a péril en la demeure ?... Bon, ça c'était
le hors- d'oeuvre. Maintenant, le plat de résistance. J'espère que
vous avez faim, car il sera assez copieux. Garçon, une bouteille de
vin, une !...
Que
se passe-t-il, Monseigneur ?...Eh bien, je vais vous le dire. Il
se passe que depuis 50 ans, votre Eglise n'a cessé de courir
derrière le monde, de s'agenouiller devant des mots comme
relativisme, symbolisme, humanisme, syncrétisme, oecuménisme,
modernisme... et que depuis cette période, les citoyens font
demi-tour. Les résultats sont là, implacables : votre
discours n'intéresse plus. Pourquoi ? Parce qu'à peu de choses
près, il est devenu le même que celui que tout homme qui se
respecte tient aussi. Pas la peine d'assister à des offices pour
entendre parler de tolérance, d'égalité, de liberté et de
fraternité. De cela, la société se charge déjà. Vous me
suivez ?... Bon !... Cela dit, excusez-moi, je ne me suis
même pas présenté. Il se fait que je suis directeur d'une
entreprise qui produit des yaourts. Comment va mon entreprise ?
Très bien, merci ! Seulement, voyez-vous, je crois que je n'ai
pas du tout la même politique que la vôtre. Par exemple : si
demain un de mes représentants se permet de clamer partout que mon
yaourt n'est pas bon, qu'il vaut mieux acheter une autre marque, je
le vire illico ! Pas vous ? Non, pas vous ! Vous, vous
gardez les clercs qui dérapent, ceux qui se fichent des dogmes et de
la liturgie. Ah, je comprends ! « Charité »
oblige ! Nouvelle erreur ! Admettons que je constate qu'un
de mes ouvriers met du poison dans mon yaourt, je dois le laisser
faire ? Je dois le laisser rendre malades des milliers de gens ?
Pareil pour vous, Excellence ! Au nom de quelle « charité »
laissez-vous des clercs empoisonner le peuple chrétien ? Quel
crime doivent-ils commettre pour que vous leviez enfin le petit
doigt ?
Je
sais ce que vous allez me dire. « Si je dois virer tous les
curés qui déraillent, il ne m'en restera plus qu'une poignée ! »...
Et alors ?... Dans un pré, mieux vaut avoir dix brebis plutôt
qu'une centaine accompagnée d'une meute de loups, non ?... Ca
va votre estomac, vous digérez bien ? Continuons. Il va arriver
un jour où vous allez devoir vous justifier ; où Quelqu'un
dans les cieux va vous demander : « Qu'as-tu fait de la
mission que je t'avais confiée ? As-tu, comme les apôtres,
annoncé le kérygme au péril de ta vie ? As-tu protégé
la foi contre les hérésies ? As-tu cherché à Me plaire
quitte à déplaire au monde ? As-tu secouru ceux qui doutent ;
ceux qui, à cause d'abbés ambigus, ne savaient plus que j'ai
accompli des miracles, que je suis mort et ressuscité pour leur
salut, ni même que j'existe ? Oui, ai-je pu compter sur toi
pour proclamer haut et clair que je SUIS LA Vérité et pas une
vérité parmi d'autres ? Maintenant, réponds-moi !... »
Fini
le plat de résistance. A présent le dessert. Non ! Pas de
dessert ! Du fromage ! Piquant si possible ! Oui, une
toute dernière chose. Jusqu'à présent, Monseigneur, j'ai supposé
que vous êtes catholique. Je l'ai supposé !...
Jean-Pierre
Snyers
mercredi 4 septembre 2013
Le mystérieux visage de Sierck-les-Bains
Décidément,
il continue à faire parler de lui. Qui ? Quoi ? Le
mystérieux visage du Christ de Sierck-les-Bains. Encore hier, sur
internet, je suis tombé sur un article de « France bleu »
datant du 7 août dernier. Sous le titre : « Une
découverte toujours inexpliquée », on lit : « Ce
qui est surprenant, mystérieux, c'est que le visage du Christ n'a
pas disparu. Ni les aléas climatiques, ni l'usure n'ont altéré
cette image apparue il y a 28 ans sur ce mur défraîchi du centre
ville ». Pour ne rien vous cacher, je suis allé trois fois
dans cette localité située à un jet de pierre des frontières
allemandes et luxembourgeoises (aujourd'hui surnommée le « Lourdes »
de la Moselle). J'y ai rencontré Paul Huther, premier témoin de
cet étrange phénomène. Rassurez-vous tout de suite, cet homme
sympathique qui fut interviewé par TF1 en 2011, n'a absolument rien
d'un illuminé. Résidant à Sierck, il connaît le « fameux
mur » depuis toujours. Possédant de nombreux documents, il m'a
montré une photo prise en 1982, c'est à dire 3 ans avant
« l'apparition ». Que distingue-t-on sur le mur ?
Une grande tache d'humidité (toujours présente aujourd'hui) à
l'intérieur de laquelle se trouve une tache plus sombre. Je dis bien
« une tache ». Absolument pas un visage. Voilà qui
interpelle. Entre « l'avant » et « l'après »,
la différence est frappante, vraiment troublante. Finalement, la
question est celle-ci : par quel phénomène cette tache
s'est-elle transformée en un visage ? Pourquoi cette
mystérieuse transformation a-t-elle été stoppée brusquement dès
celui-ci formé et pourquoi demeure- t-il absolument intact depuis 28
ans ? Personne n'a de réponse. Ce que l'on sait, par contre,
c'est que les yeux de ce visage regardent vers une chapelle dédiée
au rosaire médité. Située à deux kilomètres de là, elle est
connue comme lieu de pèlerinage. Dès lors, qu'en pensez ? Ce
que vous voulez ! Reste que des guérisons se seraient produites
en regardant cette image surprenante...
Jean-Pierre
Snyers
Légende
photo. Photo prise par Jean-Pierre Snyers le 24 mais 2013
Un autre Evangile ?
Lisez
la Bible, vous y trouverez la Parole de Dieu. « Pas le
temps ! ». Alors lisez au moins le Nouveau Testament !
« Pas le temps non plus ! » Juste un chapitre ?
« Là, d'accord mais lequel ? » 1 Corinthiens 15.
Pourquoi ? Parce qu'il contient l'essentiel de la foi
chrétienne, le minimum de ce qu'il faut croire pour pouvoir se
revendiquer disciple du Christ. Extraits : « Je vous
rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé et par lequel
vous êtes sauvés si vous le retenez dans les termes où je vous
l'ai annoncé. Je vous ai enseigné avant tout que le Christ est mort
pour nos péchés, qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité le
troisième jour, qu'il est apparu à Céphas puis aux douze... »
Tel est le kérygme ; le coeur de la prédication apostolique.
« Si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n'est pas
ressuscité et s'il n'est pas ressuscité, votre foi est vaine. Si
c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous
sommes les plus malheureux de tous les hommes », poursuit saint
Paul. Dans son épître aux Galates, le même apôtre nous met en
garde : « Il y a des gens qui vous troublent et qui
veulent altérer l'Evangile de Jésus-Christ. Mais, si nous-mêmes,
si un ange du ciel annonçait un évangile s'écartant que celui que
nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Traduisons. Si
un prêtre, un théologien, un évêque, voire même un pape,
remettait en doute la rédemption ou considérait la résurrection de
Jésus comme un événement non historique, non seulement nous avons
le devoir de ne pas l'écouter, mais nous devons le considérer comme
un apostat. Si demain quelqu'un vous laisse entendre que la
résurrection des morts est symbolique, qu'elle est pour l'ici-bas
plutôt que pour l'au-delà, envoyez-le promener avec ses hérésies.
Entre saint Paul et ce faux-prophète, aucune compromission n'est
possible. L'amour de la vérité et la fidélité au message
apostolique sont à ce prix. L'avenir de l'Eglise et notre salut
éternel aussi.
Jean-Pierre
Snyers
Apparition de la Vierge à Petigny (1865)
Petigny,
village près de Couvin (province de Namur). 13 janvier 1865. Alitée
depuis très longtemps, madame Jalhay souffre d'un grave problème à
la moelle épinière, de crises d'épilepsies, d'un gonflement de
l'estomac et d'hémorragies. Depuis 1860, elle ne peut se nourrir que
d'un peu de laitage et ne supporte plus aucun médicament. Que
s'est-il passé par la suite ?... Laissons-lui le soin de nous
le raconter. Dans une lettre datée du 29 janvier 1865, adressée à
un père rédemptoriste, elle écrit : « D'après la
conviction intime de mon docteur et de toutes les personnes qui me
voyaient, je ne devais pas atteindre la fin de l'hiver. Moi-même,
j'avais tellement cette certitude que j 'avais déjà acheté à
mes enfants leurs vêtements de deuil. Vers cinq heures et demie du
soir, une dame brillante et radieuse apparut à mes yeux. Une auréole
lumineuse l'enveloppait des pieds à la tête et me permettait de
voir parfaitement ses traits. Elle fixait sur moi des yeux d'une
douceur céleste et était vêtue d'une robe parsemée d'étoile.
Elle se fit connaître : c'était la très sainte Vierge. Elle
me parla à trois reprises et me dit des choses que je ne ferai
connaître à personne. Près de disparaître, elle me dit d'une voix
claire et douce : « Maintenant, vous êtes guérie.
Levez-vous. Descendez. Allez le dire à votre famille. Vous êtes
guérie ».
Ces
derniers mots : « Vous êtes guérie » furent
prononcés d'une voix si belle, si sympathique, qu'ils me font
tressaillir encore... Alors, moi qui depuis douze ans était alitée
et qu'il fallait lever pour refaire mon lit, je me levai pleine de
santé et de force. M. Le curé de Petigny venait d'entrer chez nous
et se trouvait avec ma famille. Il était environ six heures. Vous
jugez de leur stupeur quand ils me virent entrer pour apprendre ma
guérison. Tous les symptômes du mal avaient disparu. Gonflement de
l'estomac, tumeur près du coeur, affection de l'épine dorsale,
maladie nerveuse, plus rien ne reste. Je me sens plus de force qu'à
trente ans. Depuis ma guérison, j'ai eu plus de quatre cents visites
et pas la moindre fatigue. Le docteur est venu me voir et a constaté
ma guérison. Non seulement je suis guérie, mais j'ai la certitude
que je n'aurai plus aucune de mes maladies antérieures . »
Jamais
plus, en effet, madame Jalhay ne souffrira des maux qui l'avaient
tant accablée. Guérie à l'âge de 58 ans, elle bénéficiera
jusqu'à la fin de sa vie (1881) d'une parfaite santé. Suite à
cette apparition, une statue de la Vierge et une plaque commémorative
(toujours présentes aujourd'hui) furent installées dans l'Eglise et
les Soeurs de la Charité qui ont occupé la maison de madame Jalhay
après sa mort ont entretenu une dévotion à Notre-Dame de Petigny
dans la chapelle de leur habitation. Alors, qu'en
penser ?...Croyez-vous qu'une simple hallucination puisse guérir
soudainement une personne atteinte de maux aussi graves que ceux
décrits dans ce récit ? Pas moi ! Et je pense même
qu'aucun psychiatre au monde n'aura l'audace de soutenir une telle
hypothèse. Certains diront peut-être que c'est la conviction
intérieure produite par l'hallucination qui a permis la guérison.
Difficile à soutenir. Comment, en effet, de graves dommages
physiques pourraient-ils disparaître instantanément simplement par
le fait que quelqu'un croit qu'ils vont disparaître ? Ne
serait-ce pas prêter d'étranges pouvoirs à notre corps terrestre ?
Ne confondons pas science et science-fiction. Cela dit, n'étant pas
de ceux qui refusent obstinément que le surnaturel puisse exister,
je ne me vois pas interdire au ciel de se manifester et de nous faire
comprendre par des signes prodigieux que la foi chrétienne est la
vérité. « La preuve de la vraie religion, ce sont les
miracles », écrivait Pascal et ce n'est pas demain la veille
que je lui donnerai tort.
Jean-Pierre
Snyers
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