vendredi 5 août 2022

Réchauffement climatique ou échauffement des esprits?

 Aucun doute: le réchauffement climatique échauffe les esprits. Il devient en effet impossible d'écouter un JT sans entendre parler de ce fichu réchauffement répété comme un mantra. Tout récemment sur RTL TVI, un climatologue est allé jusqu'à dire que les pics de chaleur de 40 degrés que nous connaissons cet été, seront de 50 degrés dans dix ans. Dix degrés de plus en 10 ans! A ce tarif là, pourquoi pas 20 degrés de plus dans 20 ans, 30 dans 30 ans et 60 dans 60 ans; c'est à dire des canicules jusqu'à 100 degrés en 2082? Plus sérieusement, d'après une étude du magazine Futura science, publiée en 2020, ce n'est pas seulement notre terre mais tout notre système solaire qui se réchauffe. Mars, Vénus, Jupiter ou Uranus... autant de planètes qui subissent à peu près le même sort que le nôtre. L'activité humaine aurait-elle des conséquences sur le climat de celles-là aussi? Hum... En écrivant ces lignes, je ne nie évidemment pas qu'il faille lutter contre la pollution produite par les industries, par les émissions de gaz ou par les ondes. Lutter oui, parce que cette pollution engendre des maladies et autres méfaits dont nous sommes victimes, mais à mon sens, pas pour espérer faire baisser nos thermomètres.  N'en déplaise aux idéologues du GIEC et à tous les puissants à leur service, prêts à nous culpabiliser afin de nous taxer davantage et de nous vendre leurs produits, je suis de ceux qui pensent que notre terre n'a jamais cessé de se réchauffer et de se refroidir et que notre taux de CO2, incomparablement plus élevé au temps des dinosaures qu'aujourd'hui, n'a strictement rien d'unique dans l'histoire. De plus, si l'on en croit un certain nombre de scientifiques de renom, qui se basent entre autres sur la diminution des taches solaires qu'ils prévoient effectives dans une quinzaine d'années, nos tee-shirts d'aujourd'hui pourraient bien faire place à des pulls à col roulé et nos actuelles sandales à des bottines fourrées. Cela dit, une question demeure: comment refroidir les esprits échauffés par le climat étrange et déroutant de notre société?...




dimanche 31 juillet 2022

Le père André de Lilienfeld


Il y a des personnes qui vous marquent à jamais. Sans conteste, le père André en fait partie. Je l'ai connu durant les années 70 et je ne suis pas près d'oublier ce moine ermite à la fois très érudit          (4 doctorats, 12 langues maîtrisées), issu de la noblesse  et particulièrement original qu'il était. Né le 25 novembre 1891 dans une famille aristocrate en Estonie, décédé le 21 mai 1978, il a quitté sa terre natale pour rejoindre la Suisse, l'Allemagne, la France et finalement la Belgique où il entre chez les bénédictins d'Amay auprès de Dom Lambert Beauduin. En 1938, les habitants de Blindef (Louveigné) découvrent cet étrange religieux qui désire vivre comme un ermite dans une maison qu'il transformera peu à peu à l'image de la demeure de son enfance. Chaque dimanche, il ne manquait pas de célébrer la Messe à la chapelle et nombreux sont ceux qui se souviennent encore de ses sermons souvent cocasses. Durant la guerre, il entre dans la résistance et en reconnaissance pour son courage, l'état Belge lui accordera la grande naturalisation, tandis que l'association des anciens combattants le nomera vice-président. A présent, le père André repose à Chevetogne, et en son hommage, une croix qui lui est dédiée a été inaugurée à l'occasion des 25 ans de son départ pour la patrie céleste. Ci-dessous, voici quelques souvenirs de lui...




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mercredi 6 juillet 2022

388 lettres publiées dans le "Courrier des lecteurs"

Il est temps de faire un petit bilan...Sur une période de 40 ans, qui va de juin 1982 à juin 2022, 388 lettres que j'ai envoyées au "Courrier des lecteurs" ont été publiées dans la presse. Parmi celles-ci, journaux ou hebdomadaires m'ayant édité au minimum 5 fois: La libre Belgique (59), Le Soir (22), Le Vif/l'express (9), L'avenir (43), Père Ubu (7), Le Soirmag (22) La dernière heure (140), Le figaro (7), Valeurs actuelles (7), Le figaro magazine (5), La Une (5), La croix (9) Première publication: 24 juin 1982 (dans La libre Belgique). Dernière publication: 30 juin 2022 (dans Valeurs actuelles). Années sans envoi à la presse: 1985, 2007, 2008, 2012, 2015. Année comprenant le plus de lettres éditées: 2019 (76). Principaux sujets abordés: religion, société, environnement, politique, culture.

Quelques exemples de lettres publiées





mercredi 22 juin 2022

Où va le Pape François?

En rupture avec ses deux prédécesseurs, les incessantes attaques du pape à l'encontre des catholiques soucieux de respecter la Tradition et le catéchisme de leur Eglise, deviennent de plus en plus insupportables. Depuis qu'il a signé en 2019 la Déclaration d'Abou Dhabi stipulant que "Dieu a VOULU la diversité des religions" et cela au mépris de Celui qui a dit "Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne va au Père que par moi" (Jean 14, 6), et depuis qu'il a déchiré en 2021 le Motus proprio de Benoît XVI (qui octroyait aux prêtres qui le souhaitent le droit de célébrer la Messe selon le rite tridentin), il semble ne plus savoir où donner de la tête pour humilier les clercs et les laïcs issus de la Génération Jean-Paul II. Récent exemple en date: l'interdiction faite à Mgr Rey d'ordonner comme prévu 10 séminaristes, suite à la tournée d'inspection qu'il a diligenté dans le diocèse florissant de cet évêque jalousé par beaucoup de ses confrères qui, plus préoccupés par le réchauffement climatique que par le refroidissement de la foi, se contentent de gérer la faillite de leur diocèse. Evidemment, ce n'est pas chez eux que les autorités vaticanes débarqueront pour demander des comptes. Comme les évêques allemands qui, proches des lobbys LGBT, s'opposent ouvertement aux enseignements de l'Eglise, ils peuvent dormir tranquilles. Toujours dans le domaine de la guerre à tout ce qui ne ressemble pas à la confusion doctrinale, aux bricolages liturgiques, à une morale élastique et à une idéologie relativiste, voici que depuis le 16 juin (2022), il est désormais interdit aux évêques d'ériger un institut de vie consacrée, ainsi qu'une société de vie apostolique de droit diocésain sans accord préalable de Rome. Synodalité à géométrie variable?... Finalement, où va ce pape qui, selon le mot du philosophe Alain Finkielkraut (Le Figaro magazine) a "réduit 2000 ans de christianisme à un insipide message philanthropique"? Où va cet étrange apôtre qui préfère accueillir la déesse Pachamama dans les jardins du Vatican plutôt que de s'agenouiller devant son Seigneur présent dans le Saint Sacrement? Où va cet évêque romain qui n'hésite pas à,virer, à remplacer par leur contraire ou à chercher noise aux Monseigneurs Rey, Sarah, Brouwet, Léonard, Mûller, Burke, Cattenoz, Pell, Brandmüller, Aillet, Canizares, Caffara ou Zen (qui a vu en 2018 le Vatican vendre son Eglise au régime communiste chinois), tandis qu'il bénit chaleureusement les mitrés au profil inquiétant au regard de l'intégrité de la foi, du style Marx, Kasper, Maradiaga, Cupich, Tagle, Bätzing, Zuppi, ou encore Paglia (représenté à moitié nu sur une fresque d'une basilique romaine)? Où va ce pontife argentin qui fut élu en partie par l'influence d'une certaine "mafia Saint Gall" (terme utilisé par le cardinal Danneels qui en faisait partie, pour désigner ce groupe secret de cardinaux qui avait pour but de nuire à Jean-Paul II, d'empêcher l'élection de Benoît XVI et de propulser François sur le siège de Pierre)? Où va ce pape qui affirme qu'il "restera sans doute perçu dans l'histoire comme celui qui a divisé l'Eglise", en allant jusqu'à s'irriter dès qu'il voit de la dentelle sur les vêtements liturgiques, tout en laissant sans broncher des épiscopes ultra-progressistes exprimer des idées que sa position l'empêche de dire? Où va ce mystérieux argentin qui se qualifie "un peu fourbe", en distribuant à la pelle des barettes rouges en vue du prochain conclave afin que soit élu un pape qui, comme lui, parlera le langage du monde et rendra impossible tout retour à la foi de toujours? Où va celui qui coupe les bons fruits tout en ne touchant pas à ceux qui sont rongés par les vers?... Dans son livre "Le parti de Dieu", l'académicien André Frossard pointe du doigt les théologiens qu'il appelle les "serpents d'Eglise", autrement dit: ceux qui vident les dogmes de leur substance pour n'en conserver que l'enveloppe. Le sinistre spectacle dans lequel règne la confusion, la liquéfaction de la foi et le syncrétisme au profit d'un nouvel ordre religieux mondial ne rejoint-il pas la prédiction de saint Paul qui écrit: "Il arrivera un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine"? (2 Tim 4, 3). A l'heure où d'humbles croyants se voient obligés de supplier le pape d'être fidèle à la Tradition de son Eglise, à l'heure où le salut éternel des âmes (si cher au Christ et aux apôtres) n'a plus droit de cité, à l'heure où les discours des ONG deviennent le nouveau Credo, à l'heure où le culte de l'homme remplace celui dû à Dieu, à l'heure où les prêtres ou les évêques classiques, les nouvelles communautés religieuses et les laîcs soutenus hier par Jean-Paul II et Benoît XVI n'ont plus que leurs deux yeux pour pleurer, comment ne pas penser aux paroles du Ressuscité qui se demande s'il trouvera encore la foi sur la terre quand il reviendra? (Luc 18, 8)